Envole-toi.

Je lui aurais mis feu à la bouche, qu'il cesse de parler, qu'il cesse de me rendre stoïque. A chacune de ses paroles, je frissonnais. Je voyais les arbes se bousculer les uns les autres de leurs branches déshabillées. Je les aurais fait taire eux aussi, si j'en avais eu le pouvoir; et la force surtout, car elle cela fait bien longtemps que je l'ai perdue. J'aurais mordu chacun des ses gestes, les aurais ettoufés dans ma fine et légère veste. Elle même si légère que j'en avais froid. Des glaçons tout le long de mon corps, je balbutiais aussi bien que je le pouvais que ce n'était pas terminé. Moi aussi je voulais jouer, même s'il était certain que jamais je n'aurais pu gagner.


Taleesa
Lara
Herman
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 08:25

Tant de broutilles qui se bousculent dans mes pensées. Je regarde par la fenêtre, il fait presque nuit. Le ciel est gris, il est triste : tout comme moi. Les feuilles tombent, mon sourire aussi. C'est exceptionnel. Par une journée d'automne, j'écris. J'écris ce qui me passe par la tête, j'écris ce que je veux. Je t'aime, tu me manques. Est-il possible de le dire à haute voix et que tu l'entendes? Ou es-tu déja trop haut pour me comprendre? Quatorze ans que je n'ai plus de nouvelles de toi. Qu'es tu devenu là-haut? Suis-je comme toi? La même bouche, il me semble. Peut-être mon caractère. Elle me dit que tu avais un sale caractère, je suis pareille. Je nous cherche des points communs. Ou plutôt, je me cherche tout court. Je t'aime tu sais... Mais comment puis-je te dire cela alors que je ne te connais pas, je ne te connais plus! Je ne connais que ton statut vis à vis de ma personne. Ton statut de Père qui n'est plus valable depuis le 19 juin 1995. Tu es parti, sans te soucier de ce que tu laissais derrière toi. Je t'en veux. Oui je t'en veux, tu le savais, et tu n'as pourtant rien fait. Pourquoi tu nous as laissées seules? J'ai beau dire que ça ne me fait plus rien, c'est faux. Je me voile la face et c'est flagrant. Tu penses que je me trompe? Remarque, tu ne sais pas. Tu ne peux pas répondre tu n'es plus là. J'avais oublié encore... JE T'AIME MERDE. Réponds moi! Parle moi! Aime moi! REVIENS MOI. Comment était ta voix, je ne me rappelle pas. GUEULE! GUEULE MOI DESSUS S'IL LE FAUT MAIS PARLE! Je veux t'entendre! Je veux te voir, te serrer contre moi et ne plus te lacher. Tu n'avais pas le droit de partir, pas le droit de nous laisser. Je t'aime, et ne t'oublie pas... Papa.

Je t'aimerai quand même jusqu'au bout, crois-moi.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 08:36

Une seconde, une minute, une heure, une journée, un mois, une année. Ce n'est qu'une question de temps. On rêve, on rit, on pleure, on vit. On apprend, et on s'apprend. Il est écrit quelque part, dans un coin de notre esprit, qu'un jour tout deviendra meilleure. Ultimatum. Perfection. Amour. Passion. Rien de plus terrible que d'être soumis à quelqu'un que l'on aime, quelqu'un que l'on chéri. On s'abandonne à lui, à tout son être, à sa vie. Plus rien ne nous fait vivre sauf l'écoute de son c½ur qui bat à toute vitesse, assoupie contre sa poitrine. As de c½ur, As de pique, au choix. Se tenir à carreau, la chance d'un trèfle à quatre feuilles. Quatre, trois, deux, un, zéro. Crier haut et fort que l'on est fou, que l'on aime le peu qu'on a. Suspicion. Détente. Colère. J'ai la rage. La rage de vaincre, la rage, la haine. Tout ce qui était supposé m'aider, m'a reconduite vers la fin. Je porte du noir, mais j'aime le blanc. Contraste. Vengeance. J'achète, ou pas. Tiens toi droite, tourne à gauche. Musique, continue de me faire rêver, de m'envoyer là où personne n'est capable de m'accompagner. Fais-moi danser, même seule, mais fais-le. Laisse-moi rire de mon utopie. Permets-moi de me délecter de cette nouvelle crise si peu étrangère. Caresse ma peau, doucement, tendrement. Relève mes cheveux, oublie quelques mèches. Ça donne du style, paraît-il. Dis-lui de m'aimer. Et dis-lui que je ne t'ai rien dit, rien demandé. Qu'il me prenne dans ses bras, comme au premier jour. Qu'il m'emmène loin là-bas, comme je n'ose lui demander. Amour, amour, amour. Un mot, mais toute une vie. Savoir que chaque geste est contrôlé par ce simple et unique sentiment. Je t'apprécie. Même plus encore, je t'adore. On m'a souvent répété qu'on adorait un Dieu. Serais-tu le mien? J'en doute. Illusions, illusions. Tu me tortures, tu me plais. Je t'aime, mais je te hais. Quoi de plus beau que la pluie, que ces feuilles mortes tombant les unes sur les autres comme nous avions l'habitude de le faire entre nous à cette époque folle. Année 2007. Souvenirs, souvenirs. Je veux mourir pour ne plus avoir à te rendre malheureux. Tu me rends heureuse. Tu me fais vivre, m'épanouir. Je veux, je souhaite, j'aimerais. La fin, le milieu, le début. Compte à rebours. Mes gains sont nuls, ma foi est ivre. Ivre de toi mon amour. Continue de me faire tourner sur cette mélodie. Je donnerais tout, tout tu m'entends, tout pour que tu me fasses rêver, rêver avec toi. Jeune garçon, têtue mais futé, regarde autour de toi, regarde ce que tu fais. Où vas-tu ? Ou cela nous mène t-il ? Je t'en dirais des Je t'aime. Je t'étoufferai même avec. Alors viens, viens danser. Une dernière fois, serre-moi dans tes bras, et pour finir étouffe moi. On se veut, on s'enlace, on s'en lasse, on s'en veut. Damn, damn ...

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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 08:39

Modificado em Quarta 02 Dezembro 2009 08:50

Dring, Dring. Son réveil coloré jusqu'à la prise de rose sonne. Il la réveille. Forcément, elle est belle dès 10heure du mat'. Elle accoure à la douche tout en embrassant son yorkshire vêtu d'un pull burberry. Faut pas qu'il ait froid le pauvre. Une douche d'une demi heure, des cheveux lissés jusqu'à la pointe, d'une couleur unie et flamboyante, une tenue littéralement accordée mais pourtant peu personnifiée sur elle, elle est prête à partir. Quelques pas à peine, et déjà une connaissance sur son chemin. Oui connaissance ça sonne mieux, elle est trop bien pour être l'amie de tout le monde, en d'autre termes, de n'importe qui. On se fait la bise, délicatement, sur la joue droite, puis la gauche. Et hop, elle repart du haut de ses talons hauts lui donnant l'allure d'une femme alors qu'elle souffle tout juste sa quatorzième bougie. Mon dieu ce qu'elle est chic, elle porte du Chanel! Quoi de plus normal vous me direz. Elle ne contemple pas Madeleine, elle regarde. En revanche, d'un regard ébahit, elle admire Gucci. Ce matin, c'est Starbucks. Elle y va doucement cette fois, cette après-midi c'est l'Avenue Montaigne. Un café, sept huit marlboro light et quelques lignes de Vogue. Seule chose qu'elle est capable de lire, si l'on peut considérer cela comme étant de la lecture. Elle critique chacune des mannequins. Oui, elles sont trop grosses. Le métro n'est pas pour elle, elle compose le numéro de son taxi personnel. Il arrive en moins de deux minute, c'est déja trop. Direction Wagram, elle a quelques têtes à voir. Sa chevelure blonde au vent aveugle plus d'un passant. Elle n'y porte aucune attention et continue son chemin. Clac, clac. Ses talons résonne dans tout le café. Tout le monde la reluque; elle a l'habitude la petite. Puis vient l'heure de déjeuner, on va chez Maxim's? G7, direction concorde. 18heure, 5 ou 6 sacs en mains, elle se décide à les déposer à l'appartement. Elle repart direct, pas question de passer plus de 10 minutes chez soi un samedi! Elle en profite pour mettre sa dernière robe Chanel ne dépassant pas les hanches, le décolleté plongeant dévoilant la majeure partie de sa poitrine quasi inexistante. La chirurgie, c'est pas avant 16 ans. Des talons encore plus hauts, sa plante des pieds souffre, elle le cache si bien. C'est fou ce qu'elle est douée. Un verre de Martini pour la demoiselle! On repart sans payer, on est trop biens pour ça. Le fric, c'est pour la C. Elle tape, elle tape. Les toilettes du café la connaissent. Poudre blanche, herbe, rien ne lui échappe. On reprend un verre. On ne s'arrête plus. On se retrouve sur un trottoir le dimanche matin, les bas effilés, la robe déchirée, le string en moins. Trop de coc', de vodka et elle finit par trop baizer la petite.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 08:58

Une légère brise qui me décoiffe délicatement, j'observe ce ciel si différent de celui que j'admirais autrefois. J'y voyais des tas de formes, plus ou moins abstraites, toutes plus belles les unes que les autres. Si seulement celles que j'aperçois actuellement pouvaient y ressembler ne serait-ce qu'un peu... J'écrase ma dernière clope le sourire au coin des lèvres, le regard vide. Elle me paraissait si délicieuse, mais pourtant si courte. Je m'enfume de ce qu'il s'en projète, m'imaginant plein d'espoir m'envoler loin d'ici avec cette fumée si légère. Je rêve. Jeune fille auparavant si candide et insouciante, qu'es-tu devenue? As-tu la moindre idée de ce que tu laisses passer entre tes doigts? J'en doute. Autant essayer d'attraper cette fumée qui part déjà trop loin. Mon ombre s'efface à la vue du soleil, lui si souriant, si nouveau ce mois-ci. Que me faut-il enfin pour sourire de nouveau sans avoir l'air faussement hypocrite? Je ne sais pas, je ne sais plus devrais-je dire. Au loin, j'aperçois ce dont je rêve. Une utopie si désirée, si convoitée par ma seule et unique personne. Ce n'est qu'un mirage, mais je tiens à m'y accrocher. Je tente de boire une gorgée de cette eau pure qui doit bien être la seule à l'être lorsque je m'étouffe presque. Un signe peut-être... Suis-je supposée me laisser porter? Je n'ai plus la force de lutter contre quoique ce soit à vrai dire. Je m'inonde de questions sans réponse. Je ne suis plus en mesure de répondre à mes nombreuses interrogations. Aïe. Je me fends les muscles à me forcer à sourire constamment. A quoi cela rime t-il ? Mes lèvres se gercent par le froid de mon âme. Mon regard s'éteint, mon rire se fait rare. Personne ne le constate finalement. Je me blesse. Je n'en ai pas le droit, mais après tout depuis quand je respecte ce que l'on m'impose?! Le soleil me fuit, mon ombre ré-apparait. C'est fou ce qu'elle est mystérieuse. Je dirais même "belle". Elle ne laisse apercevoir qu'une vague image de moi, celle qu'on ne découvre pas. Ou plutôt, celle qu'on ne cherche pas à rencontrer. On se contente de peu de nos jours lorsqu'il sagit de nos fréquentations. On ne cherche plus à connaître celui qu'on a en face de soi, on se restreint à savoir s'il nous sera utile apparemment. Il finit par pleuvoir des cordes, ou bien est-ce juste une projection de mon humeur? Le moral bas. Je vous salue mes chers "amis", vous qui me rendez si heureuse. Continuez sans moi, je ne peux plus vivre ça.

Lundi 11 mai 2009, 21h50.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 09:05